Déploration de Pierre Bigot
Alerté ce jour par mail d'un collègue, c'est avec une grande tristesse que j'apprends le décès de M. Pierre Bigot et qu'il m'est donné de pouvoir lire l'article de M. Couturier à ce sujet. Un excellent article pour un homme qui méritait justement cette idée d'excellence.

J'ai découvert l'Homme en même temps que ses immenses talents de musicien : Officier ayant opté pour les CRS en sortant de St.Cyr au Mt d'Or et de Sens, j'ai eu pour première affectation, le 1er janvier 1972, la CRS n°2 qui partageait son site de Vaucresson avec la Musique de la Police Nationale. Le Cdt Mazalaigue et le Cne Diter avaient alors la charge d'une Compagnie entièrement dévolue à la surveillance et à l'exploitation du réseau autoroutier de l'Ouest parisien ; et c'est très naturellement que M. Bigot partageait tous nos repas au Mess des Officiers. Ce fut pour moi une immense et intense découverte que de pouvoir parler d'autres choses que des "échos de la maison" et de suivre les tirades habituelles sur Pierre, Paul, Jacques, etc... : M. Pierre Bigot ne détestait évidemment pas de parler avec davantage d'élévation pour répondre naturellement mieux à son immense culture. Et c'est ainsi que j'ai eu le réel plaisir de pouvoir évoquer et partager mes passions pour le répertoire classique et plus particulièrement romantique : Beethoven, Liszt, Berlioz et quelques autres ont très vite occupé nos conversations et nos connivences !
Puis les déroulements de carrière, heurs et malheurs des uns et des autres nous ont éloignés...
J'ai revu M. Pierre Bigot à l'occasion assez récente d'un concert de la Musique de la Police Nationale à Vélizy, concert auquel il était invité et au cours duquel il a été prié de reprendre une baguette qu'il avait si longtemps et si remarquablement tenue. Là encore nos conversations allaient reprendre un fil et un élan communs qui nous avaient "un peu échappé" mais mes occupations de l'instant au sein de l'Etat-major de Vélizy m'ont interdit d'assister à ce concert, dont on ne m'a dit ensuite que le plus grand bien... Evidemment !
M. Pierre Bigot a honoré nos formations plus qu'il pouvait l'imaginer, l'art consommé d'une musique qu'il affectionnait particulièrement résonnant au mieux dans l'esprit de ceux dont il illustrait la devise : Servir. J'arrive aujourd'hui bien après la date de son décès, mais il m'a paru indispensable de vous dire combien cette perte me semble cruelle. Mes pensées vont naturellement vers ceux qui l'ont accompagné au long de sa vie et de sa carrière : sa famille, ses collègues et tous ceux qui, pour toutes sortes de raisons, ont pu croiser ses chemins.

Daniel MARTHEY ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )
 

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