Une idée sonore de Jean-Jacques Charles

Répondez au sondage de Jean-Jacques Charles.

Je ne vous apprendrai rien sur la difficulté de produire des enregistrements, à l’heure où la vente de CD est devenue anecdotique ou presque, supplantée par le streaming.
Qui, d’ailleurs, a encore une platine de salon ? Quant aux voitures, il faut avoir un modèle avant 2015 pour trouver encore un lecteur.
Lorsque je demande autour de moi, c’est devenu rare…
Pourtant, le public de nos orchestres est toujours avide de nouveaux enregistrements mais les financer et les diffuser devient vraiment ardu !
En sus de l’enregistrement, le streaming n’offre pas le plaisir et l’intérêt de feuilleter un livret, avec tout ce qu’il comporte.
Alors comme la retraite approche, je songe à occuper celle-ci (avec l’écriture qui elle ne me lâchera pas !).
Je songe à un périodique « sonore », autrement dit une formule d’abonnement (parution trimestrielle ?) qui assure une visibilité financière (indispensable), un magazine accompagné d’une clef USB (et d’un lien streaming ?), qui puisse permettre de redynamiser l’enregistrement et sa diffusion, en même temps qu’un « objet » qu’on tient dans les mains et laisse quelque chose. Pouvoir s’asseoir dans le fauteuil (ou au pieu avec ses écouteurs !) et feuilleter, en mieux, le livret qu’on trouvait dans le CD (limité vu son format).
Ce modèle a déjà existé (Reader’s Digest, éditions Atlas), mais je pense qu’il peut susciter l’intérêt parmi nos passionnés, on peut cibler un public qui – de mon point de vue – est demandeur.
Le format « magazine » offre aussi la possibilité de sortir d’un corpus unique. Sur un numéro, bien évidemment la part la plus belle est faite à l’ensemble principal, objet de l’enregistrement, mais on peut glisser en bonus un enregistrement « ancien », un document sonore, en lien avec l’une des oeuvres par exemple, une interview, que sais-je encore ? Et dans le magazine, des pages (avec parcimonie) actualité, le projet suivant, etc.
Faire évoluer ce qu’a été le vinyle en son temps, et le CD qui est presque derrière nous.
Je reste persuadé que la disparition progressive et quasi actée des supports physiques n’est pas totalement irrémédiable.
On voit l’engouement nouveau pour les vinyles, et il reste beaucoup d’amateurs de CD d’occasion (c’est un marché de niche, mais il existe).
Plus prosaïquement, notre premier public est celui de la pratique amateur, un public d’aficionados, qui est ciblé.